Théâtre de la Cité, 1 rue Pierre Baudis, Toulouse

En partenariat avec

le Théâtre de la Cité

Loco

Mer. 29 et Jeu. 30 sept.

19h30

Durée : 1h30

Adultes +14 ans

Cie Belova - Iacobelli (Belgique-Chili)

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Distribution :
Metteuse en scène, dramaturge, comédienne : Teresita Iacobelli
Metteuse en scène, dramaturge, conception scénographie et marionnettes : Natacha Belova
Comédienne : Marta Pereira
Chorégraphe, regard extérieur : Nicole Mossoux
Assistant dramaturgie, regard extérieur : Raven Rüell
Créateur Lumière : Christian Halkin
Construction de marionnettes : Loïc Nebreda
Créateur Son : Simón González
Créatrice Costume : Jackye Fauconnier
Assistant à la mise en scène : Camille Burckel
Production General : Javier Chávez
Production Artistique : Daniel Córdova
Chef Technique, régisseur Son : Franco Peñaloza
Régisseur éclairage : Gauthier Poirier

Coproduction : Le Théâtre National de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique) / ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie / Théâtre de Poche, Bruxelles (Belgique) / Maison de la Culture de Tournai (Belgique) / Festival Mondial de la Marionnette Charleville-Mézière (France) / Fondation Corpartes Santiago (Chili) / L’Atelier Théâtre Jean Vilar Louvain la Neuve (Belgique)

Crédit photo : © Matteo Robert Morales

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Megalomaniac

«Le Journal d’un Fou» est un conte absurde qui traite de la frontière incertaine entre folie et raison. Le héros de la nouvelle, Poprichtchine, est un fonctionnaire au bas de l’échelle qui vit son quotidien entre la routine de son emploi dérisoire et ses petits plaisirs d’homme solitaire.

La découverte d’un pouvoir extraordinaire lui donne l’espoir de changer son destin : conquérir une femme inaccessible et accéder à une place honorable au sein de la société. Mais ce «pouvoir» est aussi le premier pas vers la folie, qui l’amène à créer sa propre version de la réalité : il s’autoproclame «Roi d’Espagne Ferdinand VIII».

Note d'intention de la Cie :
Au travers de l’histoire de ce petit employé, nous interrogerons nos propres solitudes, désirs, frustrations et troubles face à ce qui est établi et raisonnable. Les aventures surréalistes et poétiques de P. nous donnent un accès direct et intime à l’absurdité à laquelle nous sommes régulièrement confronté·es dans nos vies : le besoin vital d’acquérir une place valorisante au sein de la société tout en constatant l’absurdité de ses valeurs ; le conflit identitaire entre “l’être” et “le paraître” constamment attisé par l’exigence de notre société basée sur la séduction et la performance. Ce n’est pas un éloge de la folie en tant que pathologie, mais un besoin de “mêler les cartes”, de sortir du discours habituel, de chercher un nouvel axe de regard sur la réalité. Quitter la logique habituelle, pour rêver d’autre chose. Puisque paradoxalement, c’est en perdant la raison que notre héros a des éclairs de lucidité sur le système dont il fait partie.

Notre intention est d’explorer la nature multiple que chacun·e porte en lui ou elle, de formes de démesures à la fois souterraines et agissantes, du hiatus entre “vie jouée” et vie vécue, et surtout de l’énormité d’un imaginaire qui se déploie dans une solitude silencieuse.

Une marionnette de P. va se construire, se morceler, se recréer à la guise de ses désirs identitaires, se remodeler encore. L’utilisation d’une figure marionnettique manipulée, qui se prête à des transformations permet de rendre visible ces corps multiples que chacun porte en lui, de mettre en jeu ce que Gogol nomme “l’origine de nos différences”.

Le corps humain comme lieu de l’unité sociale, comme carrefour des enjeux politiques et culturels.
– Le corps social (ce qu’on laisse voir aux autres, qui porte une fonction dans la société)
– Le corps imaginaire (ce qu’on s’imagine être, selon nos humeurs)
– Le corps fantasmé (capable de réaliser tous nos désirs)